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Corte : le regard d'André Strauss

Comme de nombreux artistes, c'est au milieu des années 1930 que le peintre paysagiste et portraitiste André Strauss est venu à Corte.

STRAUSS, André, né à Paris le 2 juin 1885, † Nogent-sur-Marne, septembre 1971. Elève d’Ernest Laurent, il débute en 1908 au Salon des Artistes français. Il y obtient une médaille d’or et le prix Corot en 1925. Il expose ensuite au Salon des Tuileries dont il fut un des membres fondateurs. Il expose également au Salon d’Automne dont il était sociétaire depuis 1930. Il participe à plusieurs expositions de groupe : à la biennale de Venise, à Copenhague, Berlin, au Caire, à Tokyo, New-York, Bruxelles, San-Francisco. Il exécute les panneaux décoratifs de la salle des fêtes de la mairie de Perros-Guirec. Essentiellement peintre de paysages, il reste attaché à un certain naturalisme. Sa peinture est solide, bien structurée. A partir du milieu des années 1920, André Strauss a fait de nombreux voyages en Corse. Il s’était lié d’amitié avec Bassoul à l’époque où celui-ci était étudiant à Paris et il lui rendait visite à chacun de ses passages à Ajaccio. A Corte, où il séjournait pour peindre la cité et ses environs ainsi que les villages voisins, il comptait de nombreux amis dont Joseph Sicurani, qui sera également un artiste peintre. Strauss est sans doute un des peintres de la période 1925-1935 qui a le mieux rendu les paysages de Corse dans leur aspect de grandeur et de sérénité avec parfois une palette un peu austère. Il estimait que les paysages du bord de mer avaient peu d’attrait et cela l’inspirait peu : “C’est la Provence !”, avait- il dit à J-B Bassoul lors d’une de leurs rencontres. C’est pourquoi l’essentiel de son travail en Corse représente des villes, villages et sites de l’intérieur. Strauss a également réalisé d’excellents portraits, comme cette Femme au crucifix (collection Guglielmi dans les années 1930) reproduit dans le catalogue illustré de Pierre Ladoué. André Strauss est pendant de nombreuses années un collaborateur artistique de la revue La Corse touristique qui reproduit régulièrement ses œuvres entre 1928 et 1933. Il a fait de nombreux envois aux Salons : au Salon des Tuileries, en 1927, Les rochers de Corte (Corse) - Village corse ; en 1928, Temps gris en Corse ; en 1929, Soleil couchant à Corte (Corse) ; en 1934, Paysage corse. Au Salon d’Automne, en 1934, La vieille citadelle (Corte) ; en 1935, Moutons à la Restonica - Paysage ; en 1950, Vieux pont au Tavignano (Corse). Il expose à Paris, galerie Georges Petit, en mars 1926, des paysages de diverses provinces dont trois œuvres situées en Corse : Village corse - Le torrent - La citadelle. Récemment en vente publique : une huile intitulée Paysage de Corse, église d’Evisa ainsi que deux dessins à l’encre noire et gouache, projets de maquette décorative pour un bar dans le film de Gilles Grangier « Le rouge est mis » (Franstudio) ; ces dessins figurent Soveria et des villageois au premier plan d’une part et une vision artistique d’un port corse, d’autre part. 
Muséographie : de nombreux musées conservent des œuvres d’André Strauss : Albi, Amiens, Douai, Dublin, Le Havre, Lille, Lyon, Nantes, Quimper, Riom, Saint-Quentin. À Paris, le musée National d’Art Moderne, centre Georges Pompidou, conserve une œuvre intitulée Corte, Pont sur le Tavignano.

André Strauss (1885-1971) 
Corte, Corse 
Huile sur toile 
vers 1934 
Musée d'Amiens

André Strauss (1885-1971) 
Pont à Corte 
Huile sur toile 
vers 1934 
Musée du Luxembourg

Page mise à jour le 13/07/2016 par